Une ville qui épousa la mer: la fête de la Sensa

Une ville qui épousa la mer: la fête de la Sensa

“Desponsamus te, mare, in signum veri perpetuique dominii”: avec cette déclaration d’union sacrée, le jour de l’Ascension, le doge célébrait le mariage de Venise avec la Mer Adriatique, et il faisait glisser dans l’eau de son bateau de parade, le Bucentaure, une bague nuptiale en or. Orgueilleuse affirmation de puissance maritime, mais non seulement, l’origine de cette cérémonie serait à relier à une bénédiction de la mer pour l’expédition maritime en Dalmatie du doge Pietro II Orseolo en l’an 1000. À celle-ci on ajoutera des véritables épousailles à la suite de la tradition légendaire de la remise d’une bague au doge Sebastiano Ziani de la part du pape Alexandre III, au moment de la paix de Venise avec Frédéric Barberousse en 1177. Aucune autre fête et tradition fut plus importante tout le long de l’histoire de la République de Venise. Aucune autre célébration d’autrefois et d’aujourd’hui nous rappelle d’une manière aussi magique et symbolique que l’existence et le destin de cette ville, née sur de la boue, est intimement liée à la mer.

Armonies célestes: Les instruments de musique dans la peinture vénitienne exposée actuellement aux Gallerie dell’Accademia de Venise

Armonies célestes: Les instruments de musique dans la peinture vénitienne exposée actuellement aux Gallerie dell’Accademia de Venise

La musique est ancienne presque autant que l’apparition de femmes et d’hommes sur la terre, mais c’est seulement à partir du Moyen Âge que les peintures nous suggèrent un Paradis encore plus beau grâce à la musique jouée par des anges musiciens. Aux Gallerie dell’Accademia de Venise, on peut réellement constater que les instruments anciens (dont les peintures sont souvent un témoignage rare) étaient à l’origine uniquement joués par des anges, puis par des frères à l’occasion de processions et de fêtes religieuses, et ensuite aussi par des poètes ou par de simples musiciens.

Le papier Ebrû, suspendu entre l’eau et le ciel

Le papier Ebrû, suspendu entre l’eau et le ciel

Ebrû est une technique de papier peint dont le nom est dérivé d’un terme turc et perse signifiant « nuage ». Alberto Valese, à Venise, est le seul artiste non turc à produire Ebrû et à être reconnu en Turquie comme un maître. Alberto réalise des feuilles de papier marbré uniques qui reproduisent la nature changeante des eaux de la lagune et des marbres byzantins de Venise. Il continue à les produire utilisant les méthodes artisanales apprises sur le terrain.